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Badminton - EPS & Société

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Retrouvez les suppléments électroniques dans ce sommaire

Édito

  • Paradoxal ? (A. Becker)

Introduction

  • Le badminton, un cas d’école (C. Couturier)

Le dessous des mots

  • Affrontement (J.P. Lepoix)

Des pratiques

  • Priorité vitesse ! (F. Girauld)
  • Pour gagner le duel, jouer avec l’espace, se jouer du temps (M. Latourre)
  • Le badminton à l’AS (V. Moullière)
  • Remonter des solutions aux problèmes.
  • Retour sur les comptes-rendus de pratiques (B. Lebouvier)
  • Mettre en Intention les élèves (C. Leveau)

Les petits riens

  • Des idées pour aider (M. Duréault)

Regard

  • Le badminton, une pratique sociale paradoxale (A. Guidoux)
  • Un jeu et un sport mixtes (R. Sachetat)
  • Bien arbitrer pour permettre aux joueurs de se concentrer sur le jeu (T. Martinez)
  • Du jeu de volant au badminton (J. Graal)
  • Le badminton un sport de raquette comme les autres ? (B. Chaisy)
  • Dix ans de badminton dans la revue EPS (2003-2013) (Y. Léziart)
  • Lucidité, précision, explosivité ! (E. Silvestri)

Résonance

  • Sentir, dans son corps, le silence de la technique pour être dans le bruit tactique (P. Limouzin, B. Carème)
  • Faire des choses avec sérieux, sans se prendre au sérieux ! (R. Sachetat)
  • Le Parabad dans tous ses états ! (D. Toupé)

Controverse

  • Programmes : attention aux contresens (L. Cantié)
  • À quand les niveaux 3 et 4 (M. Duréault)

La recherche ça questionne

  • Savoir ce qu’il y a à apprendre, vérifier ce qui est appris (C. Roustan et Y. Léziart)

Magazine

  • Rencontre : Benoit Heimermann (J.P. Lepoix)
  • Grand format éthique du sport : B.Andrieu (Y. Léziart)

Kiosque

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Hors-Série n°8 - Janvier 2014

Badminton

Paradoxal !

Badminton

Voilà sans doute l’avis que ne manqueront pas de porter un grand nombre de collègues après la lecture de ce Contre Pied.
Quelle mouche nous a donc piqué de nous intéresser, avec l’esprit tordu qui est celui de la revue, au badminton ? Quel est le problème ? Voilà une discipline plébiscitée par la profession où tout semble se passer au mieux pour les élèves, pour les enseignant(e)s. Elles, ils enseignent, ils, elles apprennent... Toutes les données, ou presque, se recoupent, programmations, AS, montrent un badminton omniprésent, facilitant l’entrée en culture du plus grand nombre, celle dans les « apprentissages » premiers, développant l’autonomie, la coopération, régulant les ambiances de classe, permettant aux « profs » de redevenir enseignant. « Facile » à organiser, facile à gérer, facile à enseigner, facile à apprendre, « récréatif », « ludique », distrayant, de « loisirs ». On doit s’interroger : le bad n’est-il pas l’EPS, toute l’EPS d’aujourd’hui ? Et ce n’est pas la moindre de ses vertus de nous faire découvrir, après un demi siècle de sornettes  [1], contrairement à ce qui est convenu en EPS, que finalement, elle, (l’EPS), se confond avec ce qu’elle enseigne, qu’elle est ce qu’elle fait, pas un « au-delà »  [2] mais un ici-bas, un ici et maintenant.

Et pourtant rien, dans la formation initiale, continue, du côté de l’institution, de la prescription, de l’injonction [3], rien donc n’a été fait pour introduire le bad comme pratique préférentielle à l’école. C’est en quelque sorte un phénomène professionnel naturel. Les profs l’ont décidé, ils l’ont fait.

Simultanément les caractéristiques les plus attrayantes du jeu de volant « scolaire » semblent être devenues pour le badminton fédéral un obstacle à sa « sportivisation », à son développement. Une rupture épistémologique s’imposerait, le monde communautaire du bad devrait perdre de vue son histoire lointaine pour satisfaire les appétits compétitifs contemporains. Voilà un bon sujet de discussion entre nous. Qu’en pensons-nous ? 

Mais le bad a aussi une face cachée. C’est du moins ce qui ressort de l’écoute de certains collègues. Côté évaluation la promesse n’est pas tenue, les filles et les élèves « faibles » n’ont pas de meilleures notes que dans d’autres APSA. Sa prétendue facilité est interrogée. Et si le badminton était complexe, aussi ? Et si la réussite affichée n’était qu’une demi-réussite, faute d’ambition.
Une panne didactique est évoquée : la difficulté dans l’atteinte du meilleur niveau possible. C’est un autre paradoxe : ce rapport entre une discipline sur-présente à l’école et la faiblesse de la réflexion à son sujet ; comme si l’objet se suffisait à lui-même. Mais d’ailleurs quel est-il cet objet ? C’est quoi finalement le bad ? Quels sont ses savoirs et comment l’enseigner alors ? Bref n’est-il pas en train de nous jouer un tour ?
Non ou mal identifié, mal connu finalement, le voilà sur-enseigné, c’est le dernier paradoxe évoqué, proche de l’énigme. Pouvons-nous à l’occasion de ce numéro de Contre Pied, ensemble, en savoir un peu plus sur cet étrange étranger pourtant si familier ?

Alain Becker


[1Ce sont les IO de 67 qui affirment que » l’EPS ne se confond pas avec les moyens qu’elle utilise »... Tout en affirmant préalablement que les APS(e) sont la matière de l’EPS !

[2La formule est d’Alain Hébrard, ex doyen de l’inspection générale.

[3Pratique en plein développement, non durable pouvons-nous espérer.