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Escalade : regard singulier - EPS & Société

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Retrouvez les suppléments électroniques dans ce sommaire

édito

  • L’avoir en « tête » (A. Becker)

Problématique
Grimper pour de vrai (J.P. Lepoix)

Le dessous des mots

  • Sécurité (J.P. Lepoix)

Des pratiques

  • Fabrique d’un grimpeur (Y. Renoux)
  • L’escalade : un vrai et beau sport en plein air. (N.Renoux)
  • Petits pas ou grands pas... (C. Vivet)
  • Une pratique de bloc en pied de mur (E. Valls)*
  • De l’eps à l’AS en passant par la section sportive(G. Josseron)
  • L’escalade en tête au collège (N. Charlier)
  • L’escalade pour de vrai (L. Deret)
  • Les petits riens
  • Le triangle de sécurité (E. Véra)
  • Deux manières de vivre l’assurage (E. Valls)

Regard sur les pratiques

  • Coopérer à partir de ses pratiques de grimpe et s’émanciper (B. Lebouvier)

Regard

  • Des murs conçus pour la réussite, le progrès et le plaisir de toutes et tous (Groupe installations du Snep)
  • Une belle voie pour l’émancipation (Y. Renoux)
  • Pour un métissage des pratiques (J. Corneloup)
  • L’escalade, ce n’est pas de l’alpinisme (G. Rotillon)
  • « Titiller » le risque, c’est réenchanter sa vie (D. Le Breton)*

Résonance

Controverse

  • En moulinette, on gagne du temps, on se fait plaisir (S. Bernier)
  • Rechercher les conditions optimales (S. Deltour)

La recherche ça questionne

Magazine

  • Rencontre avec Erick Véra (S. Duboz)

Kiosque

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Hors-Série n°11 - Janv 2015

Escalade : regard singulier

L’avoir en « tête » !

Escalade : regard singulier

Ce numéro sur l’escalade propose comme toujours un regard singulier sur la « chose » et la façon de la transmettre, avec cette conviction/obsession qui est la nôtre, qu’il n’y a éducation que s’il y a pratique ambitieuse, authentique et bien-sûr toujours critique. Qu’est-ce qui est le plus émancipateur en escalade, quel est, ici, le « plus et mieux d’EPS » perceptible pour toutes et tous. Comment à la fois élémenter et essentialiser l’objet pour que chaque élève, quelle que soit son histoire personnelle, découvre qu’il peut entrer dans la spirale du progrès et donc viser haut. Cela peut , doit faire réagir, ouvrir le débat, conduire à de légitimes et salutaires controverses. Nous n’avons rien à perdre à nous disputer sur de tels sujets. Vive la conflictualité ! Notre devenir est là et non dans une je ne sais quelle conformité pédagogique, dans des éléments de langages qui font croire que la vie peut être enfermée dans des formules. Chaque jour dans les classes des choses se font, bien plus riches, bien plus complexes que les discours qui les prescrivent ou en en rendent compte. Ça soulage de le dire tout en rendant l’exercice d’en parler finalement et alors un peu dérisoire... Et simultanément mettre les mots les plus justes sur les choses, particulièrement en EPS, et en ce moment, est nécessaire pour les rendre explicites, les révéler, au-delà de leurs seules apparences et les rendre accessibles. Il faut donc remercier encore une fois ceux qui nous aident, ici, en mettant justement en mots, et à notre, à votre disposition, leur savoir, leur expérience. La lectrice, le lecteur l’aura saisi d’emblée le rapport prise de risque/sécurité est au cœur de ce numéro. Lancinante, la question de la sécurité, envahissante et pourtant légitime, étouffante mais dimension incontournable d’une certaine sérénité professionnelle. Comment alors s’en sortir pour ne pas être en contradiction avec l’ambition scolaire qui nous anime. En revenant à la chose, en la mettant à l’étude pratique.
Bien-sûr la sécurité est consubstantielle de l’escalade, à condition qu’on affirme que cette activité est d’abord une école du risque, que ne pas se mettre en danger exclut qu’on ne doive pas (se) risquer.
Que ce qui n’est qu’un moyen ne doit pas se substituer au but, à l’essentiel, ce qui est parfois une tentation aujourd’hui... Car c’est bien dans le motif d’agir propre à l’escalade, dans la confrontation à la verticalité, au vertige, dans ce que cela suppose de transformation et de maîtrise de soi, que se cachent des savoirs précieux aux vertus émancipatrices, les sources du développement. Et chacun.e a bien en tête l’insoutenable injustice d’une École qui renoncerait à cela pour certain-e-s. C’est bien d’EPS dont nous parlons ici en veillant à ce qu’elle ne soit plus jamais instrumentée, « empêchée », privée de ses finalités propres, de ses cultures, de sa culture, des mondes, des aventures extraordinaires qu’elle seule peut promettre à l’école et que trop d’élèves, parfois d’enseignants, ne soupçonnent pas.

Alain Becker