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Où va le sport ? - EPS & Société

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numéro épuisé

Retrouvez les suppléments électroniques dans ce sommaire

Pratiques ordinaires et extraordinaires

  • Un autre tour de France (Y Renoux)
  • Ivry, itinéraire d’un club de banlieue (J. P. Cleuziou, G. Uhlrich)
  • Le sport, théâtre vivant de la connaissance (Les Périphériques.)
  • Le centre périscolaire de Pau (V Arramon)
  • " On est tous des handicapés en sursis " (R. Salem)
  • Raid en roller (E. Véron)

La haute performance en question

  • Introduction (J. P. Cleuziou, G. Uhlrich)
  • Profs entraîneurs, ils témoignent :
  • J.Piasenta à cœur ouvert
  • D. Costantini : Le handball : une exception jusqu’à quand ?
  • P. De Vincenzi : Basket-ball : haute performance ou jeux du cirque ?
  • Violence et passion : une athlète de haut niveau s’exprime

Le sport scolaire : crise ou mutation

  • Quelles pratiques aujourd’hui ? (J. Sels)
  • Où va le sport scolaire ? (M. Fouquet)
  • Une " bourse aux projets " (B. Lebouvier)
  • Des évènements sportifs dans les Yvelines (F. Raimbaut)
  • La violence c’est zéro/zéro (S. Reitchess)

Forum des points de vue

  • La contre société sportive ! (G.Vigarello)
  • L’ambiguïté humaine du sport (C.Bromberger)
  • Sport et mouvement social (R. Moustard)
  • Les femmes changeront-elles le sport ? (A. Davisse)
  • Enquête en STAPS sur le dopage (L. Collard)
  • Les " profs de gym" soumis à la question (C. Couturier)
  • Une Ministre monte au créneau (M. G. Buffet)
  • Exception culturelle, exception sportive (J. Ralite)
  • un enjeu de la mondialisation (D. Vey)
  • Commentaires à plusieurs voix
  • Où va la critique " radicale du sport " (C. Couturier)

Magazine

contrepied n°9 - octobre 2001

Où va le sport ?

Où va le sport ?

Où va le sport ?

Sans l’utopie d’un sport humaniste, l’EPS n’a pas d’horizon ! avons-nous fièrement proclamé dans notre première revue fondatrice pour affirmer la nécessité d’une forte cohérence entre la mise en oeuvre d’une EPS " rebelle " et la construction d’une alternative pour le sport.
Mais, l’image de cette fin de siècle " sportive " ne vient-elle pas alimenter un nouveau scepticisme quand à la possibilité de progresser, fut-ce légèrement, vers cette fameuse utopie ?
L’aventure sportive humaine pourrait-elle tourner à la mésaventure comme le fait craindre l’accélération de la mondialisation libérale de nos sociétés ?
l’EPS va-t-elle être encouragée à retourner à ses vieux démons : tenir la référence culturelle à distance encore plus respectueuse, se situer, au mieux, par rapport à notre " utopie sportive " dans une logique de table rase ? Pire, se replier dans un ghetto scolaire au moment où toute l’école est confrontée à la nécessité d’établir des rapports nouveaux avec la société et la culture vivante ?
Prenant le contre pied, c’est une vocation, de ce mouvement faussement naturel, il nous semble utile, nécessaire de regarder de plus près les " réalités " sportives, pas seulement pour faire le constat de l’éclatement des pratiques mais en cherchant à comprendre, sans a priori, comment la grande contradiction sociale : progrès humain ou régression de civilisation, traverse, certes à des degrés divers, toutes les formes de pratiques. 
Telle est la modeste ambition de ce numéro qui essaie, sans prétention exhaustive, de donner à voir " ce qui bouge " dans quelques secteurs bien spécifiques, pratiques populaires, scolaires, de haut niveau, de club ordinaire ; ceci en s’appuyant sur les réunions du séminaire tenu à notre siège et sur quelques entretiens auprès de divers acteurs et analystes du fait sportif. En final, notre hypothèse initiale sera débattue : l’EPS pour assumer son destin et ses responsabilités ne doit-elle pas s’enrichir de la connaissance des contradictions du sport réel ? N’est-ce pas indispensable si l’on veut préparer de jeunes sportifs-citoyens/citoyennes à s’insérer de façon critique et créatrice dans les dynamiques en cours et si l’enseignant veut être un acteur social plus efficace dans son métier, disponible pour une large alliance avec tous ceux qui veulent transformer le sport ?

Jacques Rouyer.