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Quand est-ce qu’on joue ? - EPS & Société

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Retrouvez les suppléments électroniques dans ce sommaire

Dossier

  • Apprendre à (bien) jouer en EPS (C. Couturier)

Horizon

  • Un handisport dynamique et créatif (C.Février)

Le dessous des mots

  • Jeu, jouer (P. Goirand)

Controverse

  • Cours le matin, sport l’après midi (JP Jullaind, JY Rocheix)

Paroles

  • Des jeux ou des exercices ?

Des pratiques

  • Du jeu et encore du jeu (P. Marle)
  • Badminton : c’est l’élève qui décide de faire des exercices ... ou pas ! (P. Gaillard)

Des petits rien qui changent tout (Camille, Catherine, Pierrick et Laurence)

Regard

  • Apprendre à jouer au rugby (G. Ulrich d’après R. Deleplace)
  • La logique interne au sens culturel des APSA. Le cas du volley-ball (Y. Léziard)
  • Mettre au jour "l’activité didactique empêchée" (N. Monnier)
  • Entre jeu et exercice, le coeur de l’EPS balance (A. Roger)
  • La place de l’exercice en EPS (P. Goirand)

Résonnances

Recherche

  • Situation de pratique et dévolution (C. Pontais à partir de J. Marsenach et G. Brousseau)
contrepied n° 26 - Octobre 2010

Quand est-ce qu’on joue ?

Jouer…et…ou…apprendre à jouer ?

Quand est-ce qu’on joue ?

Le lecteur attentif repèrera tout de suite la difficulté de « l’exercice ». Faut-il distinguer, et d’une certaine manière, opposer l’exercice au jeu ? À l’inverse, peut-on confondre les deux ?

Dans cette affaire ne sommes-nous pas le « jouet » des mots ? On le verra tout au long de ce numéro, le travail des collègues est gorgé de complexité et les mots ne suffisent jamais à montrer ce qui s’y joue et sont même parfois trompeurs. Ils se mettent aussi de la partie pour nous jouer des tours. Ainsi donc « jouer » n’est pas « b ien jouer », et « a pprendre à jouer » est plus que « jouer ».
Vraisemblablement, bien jouer suppose de s’exercer, de s’entraîner… Certains le font toutefois avec plaisir et ardeur, par choix, transformant leurs tâches en jeux. Alors ? D’autres ne prennent aucun plaisir, apparent du moins, à jouer… Bien qu’on leur impose de le faire. Alors ?

D’autres encore se saisissent du jeu pour s’exercer. Que penser de ceux qui attendent « qu’enfin on joue », de ceux qui disent que ce « n’est pas du jeu » ? Les réponses, c’est évident ici dans les témoignages, semblent différentes. Au-delà des apparences, le sont-elles autant qu’on l’imagine ? Le commun qui transparaît dans l’ombre de cette diversité n’est-il pas la question du « je », de la personne et de son développement, de l’activité du sujet ? Celle de son entrée en culture, ressentie, qui bouscule bien des a priori pédagogiques. C’est là sans doute que se fourbit une formidable envie d’apprendre autre chose que ce qu’on sait déjà faire, une envie qui renverse tout, comme l’exemple de la danse nous le laisse entendre. C’est peut-être là le secret de ces collègues qui dans toutes les disciplines, au-delà des formes que leur enseignement peut prendre, tiennent bon le fil rouge de l’activité culturelle authentique de leurs élèves et celui d’une ambition inébranlable pour tous.

Alain Becker