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Un développement ancré dans la culture - EPS & Société

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Un développement ancré dans la culture

J.Y. Rochex - 7 mai 2018

Un développement ancré dans la culture : celle des APSA, qui ont un sens en EPS !

Jean-Yves Rochex donne en quelques phrases l’essentiel de ce que l’on peut entendre
par culturalisme.

C’est cet essentiel qui fonde notre propre démarche.

Comment penser le rapport du développement à la culture ?
Il faut, comme le font Wallon, Vygotski, Bruner, mais aussi Durkheim ou Marcel Mauss, tourner le dos aux conceptions individualistes du développement, et le penser de manière dialectique comme procès de transformation des modes d’échange et de relation entre le sujet et le monde qui l’entoure.

Le moi, la conscience ou la personne ne sont pas une donnée première mais une construction.

Le social et la culture ne sont pas ce qui viendrait à un sujet ou une personne préalablement constitués, mais ce dans et par quoi le sujet et la personne se constituent et se développent.

Le développement ne procède pas d’une logique endogène, mais des transformations, des crises et contradictions des rapports nécessaires du sujet à autrui et aux milieux humains dans lesquels il est accueilli et dont il recevra ses moyens d’action et de pensée sur le monde.

Le social et la culture ne sont pas ce qui viendrait à un sujet ou une personne préalablement constitués, mais ce dans et par quoi le sujet et la personne se constituent et se développent. [...] « Un matériel qu’il n’appartient pas à chacun d’inventer à son propre usage, à mesure que ses progrès intellectuels le permettraient ou l’exigeraient » [1] .

C’est bien la culture, ses oeuvres, ses techniques, qui constituent le développement, dans ses différentes dimensions et elles sont proposées au sujet par les personnes signifiantes de son entourage.

Leur appropriation est régie à la fois par des normes impersonnelles, propres aux objets de culture et à leurs modes d’usage, et par leur inscription dans des rapports interpersonnels et dans des biographies singulières...

Jean-Yves Rochex est professeur à Paris VIII, co-responsable du groupe ESCOL (recherche socio-historique en éducation).

Cet article est paru dans le numéro 7 de Contre Pied « Utopistes...nageons ! » en octobre 2000.

Voir aussi le Contrepied n° 24, EPS : entretien ou développement


NOTES

[1Ces formulations sont tirées de différents textes de Wallon. Cf. Élisabeth Bautier et Jean-Yves Rochex, Henri Wallon. L’enfant et ses milieux, Hachette- Éducation, 1999.

Pour continuer ...
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Sport et cohésion sociale

Yvon Léziart - septembre 2012

Cohésion, inclusion, intégration… les mots et les politiques qui se cachent derrière eux se valent-ils ? Quand on sait que le terme cohésion signifie « unité et harmonie » on se prend à douter que rapportée au social, il ait socialement un sens… Le social étant par excellence le champ de la diversité, des contradictions, des tensions, sociales, justement. Qu’est-ce donc que la cohésion sociale par le sport ? Au-delà de cette question difficile mais déterminante, un constat s’impose : les structures traditionnelles du sport peinent à rassembler les populations. Et ce n’est pas pour autant que les nouveaux modes d’organisation des sports répondent aux attentes nouvelles des pratiquants et encore moins aux besoins de ceux qui n’accèdent pas au « sport ».
Jean-Philippe Acensi (agence éducation par le sport), William Gasparini (Staps Strasbourg), Thierry Long (Staps Nice) ont donc débattu du sport et du social lors d’une table ronde. Yvon Léziart en rend compte ici.

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