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Égalité ! - EPS & Société

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Retrouvez les suppléments électroniques dans ce sommaire

Édito

  • Merci les filles (A. Becker)

Introduction

  • Des classes mixtes à l’égalité, encore un long chemin à parcourir (C. Pontais)

Le dessous des mots

  • Égalité (J. Lafontan)

Paroles

  • Sexisme ordinaire
  • Taureaux et vachettes, métaphores sexistes (C. Patinet)

Des pratiques

  • Basket : des savoirs émancipateurs pour toutes et tous (N. Charlier)
  • Danse : une culture commune pour faire réussir tous les élèves (C. Patinet)
  • Course d’orientation : un seul barème pour toute la classe (F. Gillonnier)

Les petits riens

  • Mettre d’autres lunettes pour exercer sa vigilance (C. Patinet, C. Pontais, S. Duboz, C. Laurence)

Regard

Résonance

  • Femmes et sport : l’autre regard du cinéma ! (JP. Lepoix)
  • Le rempart des idées reçues (C. Marro)
  • Médias, femmes et sport + C’est pas sport !
  • Les olympes de la parole (Kathy Patinet)
  • Les journées égalité garçons-filles (Nina Charlier)

Controverse

Horizon

  • Réussite scolaire : des dynamiques qui influencent différemment
  • garçons et filles (Séverine Depoilly)
  • Arbitre femme : un sacré tempérament (S. Borolli)

La recherche ça questionne

Magazine

  • Rencontre : l’homosexualité doit-elle être abordée à l’école ? (D. Labaquère)
Hors-Série n°7 - Septembre 2013

Égalité !

Merci les filles !

Égalité !

Ces remerciements visent en premier l’équipe de « filles » qui a accepté d’entrer, comme d’autres avant, dans l’aventure de ce numéro de Contre Pied et d’en assumer avec nous les risques. Ne nous le cachons pas le sujet est chaud. Osons les gros mots, il est sociétal ! Source de controverses culturelles, institutionnelles et idéologiques. Il faut donc saluer l’engagement militant de celles [1] et ceux qui ont choisi de nous accompagner. Chacun et chacune, au Centre EPS et Société, achève ce voyage un peu plus humain-e qu’avant. Merci encore.

Mais la gratitude s’adresse aussi à d’autres filles, anonymes, silencieuses, très nombreuses, celles de générations successives d’élèves grâce à qui l’EPS a franchi une étape historique, la mettant face à ses responsabilités de discipline d’enseignement, d’avoir à transmettre à toutes et à tous une culture à part entière, celle des APSA.

Des filles, qui, n’ont pas su, pu, découvrir dans l’EPS l’espace, le temps, l’imaginaire, les sollicitations leur permettant de se forger, elles aussi, un projet personnel de développement, de vie sportive. Comme d’ailleurs de nombreux garçons, victimes eux aussi de préjugés, ignorent ou récusent le fait qu’ils pourraient aussi s’affirmer, se révéler dans les activités artistiques. Mais c’est bien une majorité de filles qui nous fait prendre conscience de l’échec en EPS, révélant celui de certains garçons et cachant étrangement, la réussite de nombreuses filles, comme en témoigne par exemple leur place massive à l’UNSS.

Comme souvent dans l’histoire de l’éducation cette prise de conscience initialement porteuse d’avenir se retourne aujourd’hui en son contraire. Parée de bons sentiments, l’injonction institutionnelle d’avoir à répondre au seul échec des filles, renoue en fait avec une tradition « séparatiste » propre à l’EPS et aux sports. Elle est relookée certes mais toujours fondée sur des représentations ancestrales, comme la prétendue « nature féminine », comme sexe « faible », leurs (non) aptitudes « originelles » qui les excluraient donc de toute aventure sportive, du moins de certains sports (a contrario pour les garçons et les arts). Idéologie présente dans toutes les couches sociales, plus particulièrement dans les populations les plus fragiles, et qui a toujours fait des « différences » entre les individus, un mode de hiérarchisation, ici des sexes, de division a priori des pouvoirs réels des unes et des autres, de leurs places dans la société. Tradition qui aujourd’hui encore nourrit puissamment au nom des mêmes principes et stéréotypes, les inégalités qui frappent d’abord les femmes et donc les inégalités en général qui taraudent notre société. Ce Contre Pied donne à voir l’étendue et la complexité des problèmes. Il doit être la source de réflexions, de débats, de controverses professionnelles. C’est le rôle que le Centre EPS et Société lui assigne.


Alain Becker


[1Collectif très majoritairement féminin (8 femmes et 4 hommes).
Le Centre EPS & Société a décidé de tenter de mieux prendre en compte le féminin dans l’écriture. L’évolution de la langue française dans laquelle « le masculin l’emporte sur le féminin » est un des enjeux pour agir pour l’égalité femme-homme. C’est cependant loin d’être évident.
De l’inconfort de lecture au risque de créer un différencialisme inutile, l’écriture « épicène » est en débat. Nous vous invitons à y participer.