
LAHIRE Bernard, Savoir ou périr, Seuil, Libelle.
Le savoir c’est la survie, percute l’auteur.
« L’activité de connaissance n’est pas une activité accessoire ou dispensable, et qu’elle n’est pas une option culturelle dont les humains auraient pu, à un moment ou à un autre, se passer, mais bien une nécessité absolue pour assurer la survie individuelle et collective » (p. 12).
Cette option est âprement défendue à travers l’analyse des enseignements scolaires et de la recherche scientifique. L’auteur dénonce le bachotage, le bridage de la curiosité des élèves, l’inflation de l’évaluation et de la compétition comme autant de freins au désir de savoir.
« Alléger les programmes pose donc le défi de décider du minimum de contenus d’enseignement fondamentaux à conserver pour pouvoir apprendre à raisonner avec eux » (p.51).
La défense de son point de vue est largement construite par le recours à toutes les grandes connaissances disponibles et, rapporté à nos débats présents sur les réformes de l’école et des programmes, de larges débats sont ouverts, pour « retrouver, selon l’auteur, le sens des priorités ».
Jean Lafontan



