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Osons la danse ! - EPS & Société

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Retrouvez les suppléments électroniques dans ce sommaire

Problématique

Le dessous des mots

  • Imaginaire (J.-P. Lepoix)

Des pratiques

Des petits riens qui changent tout

Regard sur les pratiques

Enseigner à tous et toutes un processus de création chorégraphique ! (B. Lebouvier)

Regard

  • Je danse, donc je suis (A.Foix)
  • Les émotions dans le processus de construction et de réception chorégraphique (F.Fournié)
  • Activités artistiques et stéréotypes de genre : une invitation à la réflexivité (M.Sizorn)
  • La technique en danse (A.Bibia)
  • Une approche culturelle de la danse met le processus de création artistique au cœur de l’activité ! (S.Duboz)
  • Les milieux populaires resteront-ils à côté de la danse contemporaine ? (S.Faure, M.C.Garcia)

Controverses

Résonance

  • Le breaking aux J.O. (D.Altayrac)
  • La Briqueterie : une politique de démocratisation affirmée (A.Hamard, L.Moreau)
  • L’ANRAT, pour développer les pratiques artistiques (P.Guyart)

Quoi de neuf, chercheur ?

  • Une recherche collaborative en danse en CP (I.Verscheure, C. Barale)

Actu EPS

  • 2S2C : la tentation séparatiste (J.Lafontan)

Magazine

  • Rencontre !
  • Une histoire populaire du football : le foot
  • sous un autre angle (M.Correia)
  • Trois questions à... Les violences sexuelles dans le sport (P.E.Luneau-Daurignac)

Kiosque

Contrepied Hors-série n°27 – oct. 2020

Osons la danse !

Rentrez dans la danse...

Osons la danse !

Certains, dans la crise sanitaire et sociale ont pu laisser croire que les arts et la culture devenaient un médicament ! Un peu comme le sport à la mode de Mme Fourneyron, ministre des sports de l’époque... Médicament, non, mais nécessité que l’on doit à la population pour se construire des normes de vie qui lui permettent de l’enrichir, de dépasser la vie quotidienne en l’alimentant d’une « émotionalité » maîtrisée.

C’est un peu l’air du temps de tout vouloir instrumentaliser, raison technique impose ! Mais l’École, bien qu’elle ne soit pas exempte de quelques velléités en ce sens, résiste et croit en une valeur anthropologique plus large par les disciplines qu’elle dispense. L’EPS, luttant déjà contre des visions appauvries de la culture physique humaine dans le sport, se doit de promouvoir l’étendue de ces mêmes capacités en les élargissant par l’approche de la danse et des arts du cirque. Encore trop peu développés dans notre enseignement, notre dernier Festival Osons les Arts s’était donné comme ambition de relancer leur dynamique.

En effet, des numéros de Contre Pied sur la danse en 2003, sur le cirque en 2012, ont été consacrés à ces approches et notre livre, EPS et Culturalisme, leur a dédié un chapitre entier.

Ici, nous poursuivons nos réflexions sous l’aiguillon des participantes et participants.

C’est un combat permanent du SNEP, mené par des militantes pédagogiques, particulièrement volontaires, et pour lesquelles « entrer dans la danse » devenait une respiration pédagogique incontournable : la danse est un apprentissage.

Partant du sens que Vygotski donnait aux arts comme « technique sociale de la sensibilité », toute technique s’enseigne, se découvre, s’éprouve et de beaux articles dans cette revue, parmi les expériences relatées, en signent les exigences et les voies de leur conquête.

Nous relevons ce défi en examinant, comme un tout, la triple composante, danseur, chorégraphe et spectateur, fixant le cadre des exigences à travailler et les engagements différenciés pour chacune des compétences.
Cette orientation ne se satisfait pas de trop nombreuses approches dont, notamment, la « théorie » fainéante des « champs » qui fait fureur dans nos programmes et conduit à confondre, dans un même champ, les activités acrobatiques avec la danse et les arts du cirque pour finalement convenir que des programmes avec des exigences affirmées de réalisation, ce n’est pas « top » et que l’auto référencement est un vrai pari !

En paraphrasant Albert Camus nous pourrions dire que mal nommer les choses conduit au malheur du monde de la didactique et de la pédagogie.

L’École, n’a pas besoin de ces écueils, surtout lorsqu’ils sont colportés par les instances pédagogiques normalement chargées de produire l’exigence d’éducation.

Comme à son habitude, ce Contre Pied fourmille de belles collaborations et nous invite, c’est sa fonction, à questionner sans cesse nos certitudes. Il est polémique à souhait parce que celle-ci dynamise la profession et qu’elle est mue par la volonté de faire livrer le meilleur de son enseignement et rencontrer les désirs des élèves.
En effet, ceux-ci n’attendent rien d’autre, souvent avec appétit, que de découvrir leurs capacités ; ils et elles ne se doutent pas que tant qu’ils ne sont pas confrontés à des difficultés, ils et elles ne se croient pas capables de les surmonter et se rendront compte même que c’est une faible part de ce qui leur est possible.

En les invitant à l’appropriation d’un patrimoine conçu comme une absorption critique des productions, passées, présentes et en formation, c’est ce processus qui est en route.

Jean Lafontan