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Les APSA ou les ASDEP pour se développer ? - EPS & Société

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Les APSA ou les ASDEP pour se développer ?

Jacques gaillard, formateur à l’IUFM de Lille - 14 avril 2015

Le développement est-il l’apanage des activités de type CP5 ou une préoccupation transversale de l’EPS ? Pour l’auteur, il relève de toutes les APSA, mais cela ne peut se faire qu’à certaines conditions, en particulier l’adoption d’une démarche enseignante qui donne toute sa place à une activité réflexive de l’élève sur sa pratique.

Les APSA ou les ASDEP pour se développer ?

Pour Jacques Gaillard* deux tendances se dégagent : soit le développement est une préoccupation réservée à quelques activités spécifiques comme les ASDEP, soit au contraire, cette préoccupation est transversale à l’EPS. ll se prononce clairement : la problématique du développement doit traverser l’enseignement de l’EPS à travers toutes les APSA.
Mais cela ne peut se faire qu’à certaines conditions, en particulier l’adoption d’une démarche enseignante qui donne toute sa place à une activité réflexive de l’élève sur sa pratique.

La première tendance consistait à voir la notion de développement comme transversale à toutes les APSA et demandant, pour que l’élève soit véritablement acteur de son propre développement, un changement assez radical dans l’attitude de l’enseignant.

Celui­ ci doit avoir une formation « expériencielle » qui amène l’élève, dans toutes les situations, à s’écouter, à repérer les signaux sensibles, à estimer ses possibilités, et finalement, à se respecter. La prise d’information doit être permanente. C’était et c’est toujours mon point de vue.

Et puis il y avait une autre tendance, qui s’est finalement imposée, qui voulait en quelque sorte mettre en rapport le développement avec certaines activités et pas d’autres. Les raisons étaient essentiellement de pouvoir proposer des contenus tangibles, quantifiables... mais du coup ça devient très réducteur, et de façon logique (le quantifiable, le tangible) ne restent aujourd’hui en milieu scolaire que des activités où l’écoute de soi, la centration sur des sensations fines... ne sont pas premiers :
le STEP c’est sans doute bien, la course longue aussi, ainsi que la musculation... mais toutes les activités de relaxation, yoga, et autres sont relativement absentes.

Et je le redis, pourquoi se priver de faire ce travail sur soi dans des activités sportives ?

quelle traduction de tes propositions en terme d’attitude pour l’enseignant ?

Le but est d’amener l’élève à s’intéresser à ce qui se passe lorsqu’il agit. Ça demande d’abord du temps.
Il faut savoir arrêter l’exercice ou le travail, questionner, proposer de verbaliser. Certains diront que c’est du temps perdu. Moi je dirais bien plus volontiers que c’est du temps gagné. Il permet d’améliorer la conscience de soi pour optimiser le résultat. Être adapté, c’est être efficace. Et pour être efficace, il faut avoir conscience de l’expérience que l’on vit, en termes de tensions, de coordinations... bref le « fond sensoriel » doit devenir une ressource explicite pour la personne. Au bout du compte, c’est un rapport un peu nouveau au monde que l’on recherche.

comment te positionnes ­tu par rapport aux pratiques sociales nommées « APDP » (activités physiques de dévelop​pement personne) dans les docu​ments d’accompagnement lycée ?

Je suis très gêné. On a l’impression de se déplacer dans un grand marché très libéral de pratiques où la finalité est : chacun chez soi avec un maximum d’appareils achetés chez Décathlon !

Il n’y a pas d’enjeu de connaissance de soi là­ dedans ! Il n’y a pas vraiment d’incidence sur une meilleure écoute de soi ! Et les pratiques du style yoga ou autres restent marginales. Donc pour moi ça n’a pas grand intérêt.

Mais par rapport à l’EPS je pose la question : est­ il vraiment nécessaire de surcharger l’EPS de nouvelles activités ? Je ne suis pas contre, mais je pense qu’il y a suffisamment à faire avec ce qui existe déjà.

Rajouter de nouvelles choses comme actuellement ressemble un peu à une fuite en avant. On a déjà un champ culturel immense, pourquoi ne pas essayer, nous aussi, d’être plus efficaces et enseigner mieux ce qu’on connaît déjà ?

Cet article est paru dans le Contrepied n°24 - EPS : entretien et développement de la personne. - oct 2009

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Sport et cohésion sociale

Yvon Léziart - septembre 2012

Cohésion, inclusion, intégration… les mots et les politiques qui se cachent derrière eux se valent-ils ? Quand on sait que le terme cohésion signifie « unité et harmonie » on se prend à douter que rapportée au social, il ait socialement un sens… Le social étant par excellence le champ de la diversité, des contradictions, des tensions, sociales, justement. Qu’est-ce donc que la cohésion sociale par le sport ? Au-delà de cette question difficile mais déterminante, un constat s’impose : les structures traditionnelles du sport peinent à rassembler les populations. Et ce n’est pas pour autant que les nouveaux modes d’organisation des sports répondent aux attentes nouvelles des pratiquants et encore moins aux besoins de ceux qui n’accèdent pas au « sport ».
Jean-Philippe Acensi (agence éducation par le sport), William Gasparini (Staps Strasbourg), Thierry Long (Staps Nice) ont donc débattu du sport et du social lors d’une table ronde. Yvon Léziart en rend compte ici.

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